Publié par Cercle Historique d'Auxi le château et de ses environs
Dans sa correspondance au sous-préfet datée du 25 août 1849, Léturgez adresse les statuts de la Société de Secours Mutuels et de prévoyance entre les ouvriers de la commune. Ceux-ci, dit-il, l'ont désiré et plusieurs de ses signataires se sont occupés de la chose et en ont rédigé les statuts.
Cependant, c'est à un tout autre problème que le maire d'Auxi est confronté en automne comme il le relate dans son courrier au sous-préfet du 25 octobre 1849:
"Messieurs les médecins Beaussart et Goddée ont donné avec le plus entier dévouement les soins désirables aux 17 personnes y compris le cas de ce jour qui ont été atteints avec plus ou moins d'intensité du choléra. Leur activité et leur zèle doivent leur mériter d'autant plus les félicitations à la reconnaissance publique que par la positon pécuniaire des malades et de leurs familles ils n'ont pas 50 francs d'honoraires à espérer".
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La population du hameau de Lannoy en 1901:
Comme on le sait, Auxi possède deux hameaux, Lannoy et La Neuville qui formaient, sous l'Ancien Régime, deux communautés distinctes d'Auxi Artois et Auxi Picardie et qui sont encore, au début du siècle dernier, relativement peuplés: Lannoy possède une école et on envisage, un temps, d'en créer une à La Neuville.
Place donc au recensement de 1901 dans ces deux hameaux, Lannoy d'abord, La Neuville ensuite:
Charlemagne Boutry a 54 ans. Il est ouvrier agricole chez Lesieur. Son épouse est née Célina Bruhier. Ils ont quatre fils: Nicolas, 25 ans; Léonard, 23 ans; Raymond, 20 ans; Alcide, 16 ans. Les trois premiers sont ouvriers agricoles chez Froissart.
Emile Roussel, 44 ans, est cultivateur. Son épouse, née Stéphanie Allart, a 41 ans. Ils ont trois fils : Octave, 15 ans; Emile, 16 ans; Joseph, 11 ans. Ils ont aussi une fille, Noémie âgée de 8 mois.
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Suite à une délibération de la commission administrative e l'hospice, on décide de confier la gestion de l'hospice à des religieuses. On écartera donc la demoiselle Bocquet au profit "d'honorables Dames de la Congrégation de Saint Vincent de Paul".
Trois religieuses seraient nécessaires. Elles donneraient en outre des soins à domicile, elles pratiqueraient les saignées et seraient toujours utiles aux familles malheureuses. Il pourrait être fondé un ouvroir où les jeunes filles iraient apprendre le travail à l'aiguille.
Les frais s'élèveraient à 3 000 francs tant en deniers comptants à leur remettre à l'arrivée, frais de voyage, achat de literie et autres objets mobiliers indispensables, construction et appropriation des bâtiments.
Le traitement annuel serait de trois fois 150 francs soit 450 francs. La commission demande 2 500 francs au conseil municipal et qu'il intervienne pour une autre subvention de 1 000 francs.
Le financement serait fait par une vente d'arbres et une vente supplémentaire de tourbes.
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Commerçants et artisans auxilois:
1879 : Carpentier frères, tannerie corroyerie
1876, 1879 : Langlois-Froissart, zinguerie 28 rue d'Abbeville
1879 : Hellui-Riquier, agence de charbonnage 5 rue d'Hesdin
1879 : Plé, maçon
1879 : E. Sallon, horlogerie bijouterie
1877 : Lucas-Dubos : marchand de bois, briques
1886 : Jean-Baptiste Clercq, tonnelier, 12 rue d'Hesdin; né en 1846 à Vaulx.
1886 : "Au cheval Noir", auberge, charbons. En 1876, Calmont-Thorillon. Elise Thorillon décède le 28 janvier 1884. Le mari se remarie avec Henriette Leconte du Quesnoy le 11 août 1884.
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Au cours des sept réunions du conseil municipal d'Auxi qui se tiennent de mai à août 1849, on aborde divers sujets dont on retiendra la construction d'un mur entre l'école primaire et l'école secondaire, la reconstruction de la pompe à incendie pour un montant de 490 francs et l'installation d'une infirmerie à l'école secondaire.
Au cours de la réunion du 4 novembre 1849, on prend une décision que l'on pourrait appeler "d'ordre moral" ce qui correspondait en général à la politique nationale qui s'éloigne des idéaux de février 1848.